Lundi 20 février 2012
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Dans quelle République Bananière les faits qui suivent sont rapportés, ou justement non, ne peuvent pas être rapportés?
Imaginez donc un parlementaire, pas un révolutionnaire, plutôt le genre centriste, créant une commission d'enquête pour étudier de plus près l'étrange financement des syndicats patronaux et
ouvriers. Personne, à gauche comme à droite, n'est vraiment prêt à jouer la transparence, et pour cause, ça sent le soufre!
Quoiqu'il en soit le bougre s'obstine, sa commission auditionne, de nombreuses fois. Au terme de celles-ci un rapport est pondu. Il épingle notamment l'opulence dans laquelle vivent les
fédérations patronales et l'aide massive apportée par l'État aux syndicats ouvriers, tout en décrivant l'ahurissant mécanisme d'attribution des subventions...
Bref tout le monde en prend pour son grade.
Une organisation cependant, décroche la timbale du flou, de l'opacité et de la goinfrerie en matière de financement. Celle-ci, hégémonique et agricole, représente le parti de droite majoritaire
"aux champs". Sa proximité incestueuse avec les Chambres d'Agriculture y est d'ailleurs dénoncée, tout comme son trafic d'influences...
Et que pensez-vous qu'il advint?
Le rapport ne fût pas adopté par les députés et donc interdit à la publication. Une consigne de vote a été donnée par le chef du groupe majoritaire à l'Assemblée.
Si je vous dis que ce chef de groupe majoritaire est également l'ancien président de cette organisation hégémonique et agricole, vous aurez une petite idée de l'identité de cette République
Bananière?
Mmmhhh?!?
PS: Si vous voulez en savoir un peu plus, un périodique pas vraiment gauchiste, Le Point, sort un papier intéressant sur ce dossier particulièrement explosif. Comme quoi...
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Mon cher Erwan, dans l'article auquel tu fais allusion, censuré par Le Télégramme, au nom de leur charte de publication, figuraient deux "gros mots": algues vertes et préfet... Dans ces conditions ça me paraît légitime de gommer toute réflexion citoyenne!!! On a déjà eu tant de mal à imposer le politiquement correct en parole d'évangile, c'est pas pour se laisser objecter la moindre clause de conscience par la première ou le premier venu. Faut pas déconner non plus...
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